Virginie Aster

Compositrice et violoniste, Virginie Aster développe une écriture musicale profondément liée à la transversalité artistique et culturelle.

Son travail de composition place la structure et l’architecture musicales comme piliers d’une musique où fond et forme se rejoignent, toujours au service de l’émotion.

Cette recherche trouve une expression particulière dans Ève Noire, œuvre scénique pour violon et percussions née de plusieurs séjours en Afrique – notamment subsaharienne – où la compositrice est partie avec son violon à la rencontre de percussionnistes africains. De cette expérience musicale et humaine est née une création qui explore la rencontre des cultures, le dialogue des langages et la présence des interprètes sur scène.

Formée notamment au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse (CNSMD) de Paris ainsi qu’à l’École Normale de Musique, Virginie Aster obtient plusieurs premiers prix en violon, solfège spécialisé, harmonie et analyse. Elle étudie l’écriture musicale auprès de trois Grands Prix de Rome – Christian Manen, Roger Boutry et Claude Pascal – et poursuit parallèlement sa formation de violoniste auprès de Claire Bernard, Jean Mouillère, Igal Shamir et Marie-Claude Theuveny.

Sa première œuvre, Sous Influences pour violon seul (éd. Billaudot), est créée au Théâtre du Lucernaire à Paris dans une forme scénique associant musique, danse et vidéo. Le violoniste international Alexander Markov salue alors « une composition tout simplement merveilleuse ».

Plusieurs de ses œuvres sont ensuite créées par des musiciens et ensembles reconnus : Instants photographiques pour alto seul (éd. Billaudot), créé par Anne-Aurore Anstett de l’Orchestre de l’Opéra de Paris ; Turbulence(s) pour violon et piano, récompensé par le Prix de composition La Musique et la Mer lors du Festival Mondial de l’Image Sous-Marine ; ou encore Substance pour flûte et trio à cordes, commande de l’Ensemble Hélios. Elle compose également Les Enfants du Dragon, conte musical pour violon et récitant, conçu avec l’écrivaine Sofia Martin.

Dans le prolongement de sa recherche artistique, Virginie Aster compose Street Music, pièce pour violon seul (éd. Billaudot) inspirée par l’énergie du Street Art. L’œuvre, enregistrée par Éva Zavaro, est créée lors d’une performance au salon Solid’Art à Paris tandis que l’artiste urbain Jef Aérosol réalise simultanément le pochoir La petite violoniste, conçu pour dialoguer avec la musique de Virginie.

Dans cette même relation entre musique et arts visuels, Virginie Aster compose Rêve haute tension pour violon seul, pièce inspirée par l’œuvre éponyme du peintre allemand Peter Klasen, figure majeure de la Figuration narrative, qui affirme retrouver sa peinture dans l’écriture musicale de Virginie.

Plusieurs des œuvres de Virginie Aster sont publiées aux éditions Billaudot.

Parallèlement à son activité de compositrice et d’interprète, Virginie Aster développe une réflexion approfondie sur le trac des artistes-interprètes et la présence scénique afin d’aider les artistes à se produire au meilleur d’eux-mêmes lorsqu’ils sont en public. Son livre Le Trac ou l’art d’être en scène, paru aux éditions Billaudot en mars 2026, prolonge ce travail de recherche et de transmission.

Après avoir enseigné dans divers établissements (conservatoires d’Ozoir-la-Ferrière, de Longjumeau, CRR de Paris), Virginie intervient au CNSMD de Paris ainsi qu’à la Philharmonie, et pour de nombreuses structures d’enseignement artistique autour du trac, de la présence scénique et de la médiation. Virginie enseigne le violon et l’alto à Issy-les-Moulineaux.

Virginie Aster est fondatrice de l’association ArTransversal.

En savoir plus : www.aster-musique.com